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Il faisait nuit …

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Il faisait nuit à Jérusalem, ce soir-là.

Il faisait nuit dans le coeur de Judas qui avait décidé de livrer son Maître.

Il faisait nuit dans le regard des onze autres, qui ne comprenaient pas. Ils voyaient bien que l’heure était grave, que le Maître était en danger.

Il faisait nuit dans la vie de Jésus de Nazareth. Il sentait que son heure était venue mais déjà, au coeur de cette nuit, jaillissait une lumière : « Maintenant le Fils de l’Homme est glorifié. » Pour saint Jean, qui livre une catéchèse dans cette scène évangélique, la Résurrection est déjà présente au coeur de la Passion. Pourquoi ? parce que l’Amour ne peut être que victorieux sur toute forme de trahison, de reniement, de raillerie, de violence, d’abandon.

Au soir de Pâques, les disciples entendront, de la bouche même du Ressuscité, la parole qui donne sens à ce drame qui semblait un non-sens : « Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? ».

La spontanéité et la générosité de Pierre ne suffisent pas : il fera la dure expérience de sa faiblesse. Lorsque l’homme ne compte que sur ses propres forces, il tombe. Pierre se croyait fort. Or, c’est dans sa faiblesse qu’il fera l’expérience de la force du pardon, et donc de l’Amour, et qu’alors, oui, il pourra suivre son Maître jusqu’au bout, donnant à son tour sa vie pour lui. Et c’est ce qui le glorifiera lui aussi.

Il faisait nuit pour les hommes.

Il faisait déjà jour pour Dieu. Jésus l’avait annoncé : « Lorsque je serai élevé de terre, j’attirerai tous les hommes à moi. »

GÉRARD NASLIN (La Croix le 05/04/2004)

 Prier avec le Psaume 21

02 Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? * Le salut est loin de moi, loin des mots que je rugis.

03 Mon Dieu, j’appelle tout le jour, et tu ne réponds pas ; * même la nuit, je n’ai pas de repos.

04 Toi, pourtant, tu es saint, toi qui habites les hymnes d’Israël !

05 C’est en toi que nos pères espéraient, ils espéraient et tu les délivrais.

06 Quand ils criaient vers toi, ils échappaient ; en toi ils espéraient et n’étaient pas déçus.

07 Et moi, je suis un ver, pas un homme, raillé par les gens, rejeté par le peuple.

08 Tous ceux qui me voient me bafouent, ils ricanent et hochent la tête :

09 « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre ! Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »

10 C’est toi qui m’as tiré du ventre de ma mère, qui m’a mis en sûreté entre ses bras.

11 A toi je fus confié dès ma naissance ; dès le ventre de ma mère, tu es mon Dieu.

12 Ne sois pas loin : l’angoisse est proche, je n’ai personne pour m’aider.

13 Des fauves nombreux me cernent, des taureaux de Basan m’encerclent.

14 Des lions qui déchirent et rugissent ouvrent leur gueule contre moi.

15 Je suis comme l’eau qui se répand, tous mes membres se disloquent. Mon coeur est comme la cire, il fond au milieu de mes entrailles.

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